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Les Titans du banc de touche de la Serie A : l'Inter d'Inzaghi contre le prochain cerveau de la Juve

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Marcus Rivera
Correspondant Transferts
📅 Dernière mise à jour : 2026-03-17
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Publié le 15 mars 2026 · 📖 4 min de lecture · 749 mots

La saison 2025-26 de Serie A s'annonce comme une masterclass tactique, surtout au sommet. L'Inter Milan de Simone Inzaghi reste la référence, une machine bien huilée qui a évolué au-delà de son identité initiale de contre-attaque. De l'autre côté, la Juventus, désormais sous la houlette d'un nouveau gourou tactique après le départ d'Allegri, tente de se forger sa propre approche distincte. Le contraste de leurs philosophies, de la construction du jeu à l'exécution dans le dernier tiers, définira la course au Scudetto.

L'Inter d'Inzaghi, fraîchement sortie d'un autre parcours profond en Ligue des Champions où elle a chuté face à Manchester City en demi-finales, s'appuie toujours sur un 3-5-2, mais son application est tout sauf rigide. Leur possession moyenne a oscillé autour de 57% la saison dernière, contre 53% deux ans auparavant, reflétant un plus grand confort dans le contrôle des matchs. La clé est leur construction contrôlée, commençant souvent par Yann Sommer distribuant court à Alessandro Bastoni ou Francesco Acerbi. Bastoni, en particulier, devient un arrière gauche de facto en possession, poussant haut, permettant à Federico Dimarco de sprinter dans des zones avancées. L'Inter a réalisé en moyenne 14 passes progressives réussies par match depuis sa défense à trois la saison dernière, démontrant son intention de faire circuler rapidement le ballon à travers les lignes.

L'intensité du pressing est l'endroit où Inzaghi a vraiment fait sa marque. L'Inter n'est pas une équipe de gegenpressing à la Jurgen Klopp, mais ses déclencheurs sont clairs. Lorsque l'adversaire entre dans la moitié de terrain de l'Inter, le trio du milieu de terrain – Hakan Çalhanoğlu, Nicolò Barella et Davide Frattesi – converge, cherchant à forcer le jeu sur les côtés. Leur PPDA (Passes Par Action Défensive) était de 9,8 la saison dernière, les plaçant parmi les quatre équipes les plus agressives en Italie. Lautaro Martínez, qui a marqué 28 buts toutes compétitions confondues, recule souvent pour couper les lignes de passe, une partie importante de leur forme défensive, avant d'exploser vers l'avant sur les récupérations. Le problème est que parfois le positionnement de Çalhanoğlu laisse un peu trop d'espace devant la défense à trois, ce que les grandes équipes européennes ont parfois exploité.

Parlons maintenant de la Juventus. Après l'approche pragmatique d'Allegri, qui voyait souvent la Juve terminer avec des chiffres de possession dans les 40% lors des grands matchs, le nouvel entraîneur, Thiago Motta, tente un changement radical. Motta, qui sort d'une saison étonnamment solide avec Bologne où ils ont terminé 6e et ont eu une possession moyenne de 54%, est tout entier tourné vers le 4-3-3. Son système privilégie la verticalité et les transitions rapides, un contraste frappant avec la construction souvent plus lente d'Allegri. À Bologne, l'équipe de Motta a enregistré en moyenne 3,2 tirs par match sur des contre-attaques rapides, une statistique que la Juve cherchera à reproduire avec des joueurs comme Federico Chiesa et Dušan Vlahović.

La construction de Motta à la Juve commence avec le gardien de but, Wojciech Szczęsny, qui joue court vers ses défenseurs centraux, Gleison Bremer et Danilo. Contrairement aux défenseurs latéraux de l'Inter, les arrières latéraux de Motta, Andrea Cambiaso et Timothy Weah, sont censés apporter de la largeur, pousser haut et souvent rejoindre l'attaque, plutôt que de rentrer. À Bologne, les arrières latéraux de Motta ont représenté 28% des passes décisives de leur équipe, un indicateur clair de leur mandat offensif. Cela signifie que les milieux de terrain centraux – Manuel Locatelli, Fábio Miretti, et probablement une nouvelle recrue – devront être incroyablement disciplinés dans le filtrage de la défense. Les passes progressives de la Juve de leurs défenseurs sous Motta devraient augmenter considérablement par rapport aux 11,5 par match de la saison dernière sous Allegri.

Le pressing sous Motta est également une affaire à haut régime. Il exige une approche coordonnée et offensive, visant à récupérer le ballon dans la moitié de terrain adverse dans les cinq secondes suivant sa perte. Le PPDA de Bologne la saison dernière était un agressif 9,2, légèrement supérieur à celui de l'Inter, indiquant une plus grande importance accordée à la récupération immédiate du ballon. Vlahović, qui a marqué 19 buts en Serie A la saison dernière, sera chargé non seulement de la finition, mais aussi de mener le pressing depuis l'avant, ce qu'il a souvent évité sous Allegri. Ce pressing haut est cependant risqué ; s'il est contourné, il laisse de vastes espaces derrière le milieu de terrain, ce qui peut être désastreux contre une contre-attaque rapide. Mon pronostic ? Le pressing intense de Motta mènera à des victoires plus spectaculaires pour la Juve, mais aussi à quelques humiliantes déroutes alors qu'ils s'adapteront au système.

En toute franchise : la différence entre ces deux approches tactiques ne pourrait être plus frappante. L'Inter d'Inzaghi est un système raffiné, confortable en possession, mais capable de contres dévastateurs, s'appuyant sur le mouvement intelligent de ses joueurs de couloir et de ses attaquants. La Juventus de Motta est un pari, un engagement total envers un 4-3-3 offensif et à pressing haut qui pourrait soit les propulser vers la gloire, soit exposer leurs faiblesses défensives. La bataille de ces titans tactiques sera passionnante. Je l'annonce dès maintenant : la Juve de Motta terminera la saison avec un plus grand nombre de buts marqués que l'Inter d'Inzaghi, mais l'Inter soulèvera tout de même le Scudetto d'un seul point.

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